Etape 5: Dubaï

3 jours de démesure totale

Changement radical de décor, escale à Dubaï, la ville des superlatifs!

Lundi 9 décembre, 12h, depuis l’aéroport, je prend le métro direction Dubaï Internet City, à 45 minutes. Première attraction de Dubaï, le métro automatique aérien, qui traverse du nord au sud la ville, au milieu d’une centaine de gratte-ciels! Ça met direct dans l’ambiance. Arrivée à l’auberge de jeunesse, oui, il n’y a quand même pas que des hôtels de luxe, même si le lit en dortoir n’est pas donné à 30€! Je commence par ranger la doudoune et la polaire, pour enfiler short et t-shirt. Il fait 25°C, temps sec et ensoleillée, parfait pour aller à la découverte de la ville. A 2 stations de métro, je file à la Dubaï Marina. Quartier résidentiel huppé, promenade autour du port de plaisance, je me fais alpaguer par les serveurs des restaurants et cafés. Je préfère me poser tranquillement sur un banc à grignoter. « Sas de décompression » d’une heure au soleil, après l’Asie Centrale, je m’acclimate doucement face à tous ces gratte-ciels immenses, au design futuristes. Je commence à prendre conscience de la fameuse « démesure » de Dubaï. Je tente une percée à la plage, la galère, je ne la trouverai pas ce jour-là, je ne tomberai que sur des resorts aux plages privés. Je me retrouve près de la station de « monorail » pour Palm Jumeirah. C’est parti, 20 minutes de train automatique aérien: c’est une véritable attraction! Il traverse une île (artificielle, je précise) en forme de palmier, une des idées folles de l’Émirat. C’est un nouveau quartier résidentiel de luxe, restaurants chics et un grand parc d’attraction aquatique. Je n’y ferai qu’une promenade au coucher du soleil, en bord de mer, et prendrai un verre à l’apéro.

J’organise mes 2 jours suivants sur la découverte des 2 facettes de Dubaï: 1 journée dans le centre financier et commercial, et 1 journée dans la vieille ville.

Je tente de trouver une trace d’histoire dans la vieille ville. Elle est située le long d’un bras de mer, Khor Dubaï, avec de petits immeubles anciens et des ruelles étroites. Ce quartier est populaire. Je me perds dans les ruelles, histoire de ressentir l’ambiance. Je me retrouve dans un petit quartier indien, avec les boutiques d’offrandes hindoues, aux fleurs colorées et encens, et autres marchands d’alimentation asiatique. Un aspect qui dénote avec la ville nouvelle. Serait-ce ces fameux « parcs » ouvriers insalubres ? L’autre facette de Dubaï.

Je trouve un petit café sympa au bord de l’eau, à l’écart de l’émulation de la ville. J’observe la vie locale, ces allers-retours « d’abras », ces vieux bateaux-navettes en bois pour passer d’une rive à l’autre. De l’embarcadère, je suis en 10 minutes, du côté des souks, plus touristiques que locaux, je passe rapidement.

Visite du Dubaï museum, intéressant pour apprendre les quelques pages d’histoire locale. Initialement un petit port de pêche aux perles, Dubaï vivait dans l’ombre des villes voisines du Golfe Persique, Abu Dhabi ou Charjah. Ce n’est qu’à la second moitié du XXème siècle qu’elle a commencé à se développer à la création des Emirats Arabes Unis actuels en 1971. En 1980 y vivaient seulement 265 000 habitants. Aujourd’hui, elle compte plus de 3 millions d’habitants !

Direction le cœur de la ville, le centre commercial et financier, entre Business Bay et Emirates Tower, au milieu d’une forêt de gratte-ciels. J’avoue que New-York peut se rhabiller, à côté de la sur-dimension de Dubaï. Arrêt à Burj Khalifa, la plus haute tour au monde, environ 830m de hauteur, au design futuriste, elle en impose! Autre attraction touristique, extravagante: les fontaines de Dubaï, dans un immense bassin de 11 hectares, au pied de la cette tour. Toutes les heures, un show gratuit de jets d’eau accompagné de musique, et de lumière la nuit tombée. La plus grande fontaine au monde: elle s’étend sur 270 m, l’eau peut être propulsée jusqu’à 275 m, plus de 1 000 modèles de jets d’eau, et surtout plus de 80 000 litres d’eau dans les airs! Après ce spectacle, balade dans le plus grand centre commercial au monde, le Dubaï Mall, sur le même site. Plus de 1 200 boutiques, sur 4 étages, 800 000 m² de surface commerciale, soit environ 50 terrains de football. Se mêlent touristes, expatriés du monde entier et riches dubaïotes. Je me perds dans les allées, parmi les boutiques de luxe, sur « Fashion Avenue », les 120 restaurants et attractions hallucinantes: une patinoire olympique et un des plus grands aquariums au monde. Une grande vitrine est visible dans la galerie commerciale. Hallucinant, on se balade devant requins, raies et nombreuses espèces de poissons.

Après toute cette frénésie, je cherche un coin de la ville plus calme, loin de la foule. Direction le parc Zabeel. Il borde la grande avenue, je dirai même « autoroute » (une 2 x 6 voies si j’ai bien compté), qui traverse la ville. Pas simple d’y accéder, il faut noter qu’ici, ce n’est pas aménagé pour les piétons dans la rue. Les aménagements sont réalisés pour passer du métro aux buildings par de longs couloirs climatisés, ou pour des accès directs en voiture. Quand on connaît le climat estival, plus de 40°C à l’ombre, on comprend mieux. Je traverse donc une station-service depuis le métro, pour arriver au parc. Stop guichet, 25 dirhams (environ 6€) pour une carte d’accès ! Tout est payant à Dubaï. Je craque, estimant ne pas devoir payer pour me balader dans un parc. Même si le système d’irrigation et l’eau doit se financer, après Dubaï fountains, j’hallucine. Après une petite gueulante, ils finissent pas m’ouvrir le portique gratuitement! J’arrive enfin à me faire une petite sieste sur l’herbe, tranquille. Je finirai mon périple ici, par une baignade à Marina beach, une plage publique, au pied des gratte-ciels.

Côté rencontres, je m’en doutais, pas simple. Coup de bol, je retrouve Marianne, qui est de passage pour le boulot, après 8 ans sans se voir. On passera 2 soirées ensemble. Et je recroise Gleb, le russe rencontré en Ouzbékistan, à l’auberge de jeunesse, délire!

Dubaï, une ville à l’ambiance unique, où toutes les nationalités, ou presque, du monde entier sont représentées. Une ville extravagante, bouillonnante, totalement atypique: on adore ou on déteste.

A voir, à faire

  • Burj Khalifa: la plus haute tour du monde. Option vue panoramique sur la ville, depuis le 124ème, 125ème, voire plus haut, selon tarif (à partir de 35 €, réserver en ligne sur la site de Burjkhalifa).
  • Dubaï Mall: le plus grand centre commercial au monde. Se balader, même sans achat, par curiosité, parmi les boutiques de luxe, et le grand aquarium.
  • Dubaï Fountains: assister au show de la plus grande fontaine au monde, idéalement de nuit, pour profiter du spectacle illuminé.
  • Dubaï Marina: promenade autour du port de plaisance, baignade à la plage publique Marina beach.
  • Palm Jumeirah: prendre le train monorail (7€ A/R) et traverser l’île artificielle en forme de palmiers. Option mall, bars et parcs aquatiques.
  • Le vieux Dubaï: se perdre dans le ruelles étroites du vieux bourg, observer la vie locale populaire, l’autre facette de Dubaï. Prendre un « abra » pour passer sur l’autre rive de Khor Dubaï, et faire un tour aux souks.
  • Dubaï Museum: pour en savoir plus sur le passé de la ville, et son développement.
  • Options selon les envies: des centaines d’activités allant des parcs d’attractions variés, parcs aquatiques, au grand aquarium, en passant par la sortie en 4×4 dans le désert, ou encore une session de ski dans le Mall des Emirates.
  • Prévoir une escale en cas de transit: 1 ou 3 jour(s), pas besoin de visa. Une ville à découvrir par curiosité.
  • Résider dans le quartier Dubaï Internet City: bien situé, à l’écart du centre commercial et financier, proche de la Marina, avec hôtels et restaurants abordables. Sur la ligne rouge, 45 minutes en direct de l’aéroport international.
  • Dubaï Mall
  • Dubaï Fountains et Burj Khalifa
  • Mall of Emirates / Emirates Towers
  • Dubaï Marina
  • Palm Jumeirah
  • Vieux Dubaï

5 commentaires sur « Etape 5: Dubaï »

  1. Hello Caro, je reconnais que toute cette démesure me laisse perplexe, trop grand, trop riche, trop de gâchis écologiquement parlant. J’avais eu (dans une moindre mesure !) le même sentiment à Las Vegas (1,5 jour m’avait suffi mais contente de l’avoir visité). Tu me sembles avoir le même sentiment. En avant vers de nouvelles aventures, c’est toujours un réel plaisir de te lire. Demande à ton ami russe ou il va à la prochaine étape, ce serait drôle de le retrouver une nouvelle fois 😘😘 Bises

    Aimé par 1 personne

    1. Je confirme, ce sentiment de « too much », une ville déconnectée des priorités du monde actuel, où règnent l’ultra individualisme, la superficialité et la surconsommation. 3 jours m’ont largement suffi, mais également contente de l’avoir découvert.
      Ps: mon ami russe est parti en Iran, on ne se recroisera pas, il finit son périple 😉
      La bise de Petra

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  2. Mon dieu que c est trop, trop, bcp trop et surtout un désastre écologique cette ville… c en est vraiment triste… dis donc t as le temps de te faire le maillot pr aller la plage dans tout ça!? Trop forte ma Caro 😋. Bises

    Aimé par 1 personne

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