Etape 24: Italie – Vénétie

Escapades au lac de Garde et à Venise

Lac de Garde

Poursuite du périple européen, en train « transalpin », du Tyrol vers la Vénétie, région du nord-est italien. Le « tortillard » sillonne à travers les vallées, offrant des panoramas magnifiques sur les montagnes. Changement à Vérone, pour Peschiera del Garda, au sud-est du lac de Garde. La sympathique auberge de jeunesse « Meet Hostel« , la seule du lac, sera mon camp de base pour découvrir le coin, du 8 au 11 août. En 4h de train, changement d’ambiance, me voilà dans le flot d’une station balnéaire familiale. Malgré la pandémie, je suis étonnée du nombre de touristes, principalement italiens, mais aussi allemands. Dans ma chambre, je fais la rencontre de 2 allemandes, Clara et Lisa. Je sympathise avec cette dernière, qui m’épate de voyager seule en fauteuil roulant, avec sa propre voiture, chapeau!

Pour découvrir les environs, le vélo est une bonne option (10€ la journée à l’hostel). Il ne faut cependant pas craindre la chaleur, plus de 30°C toute la journée. Quel itinéraire choisir? Le lac est immense: plus de 50kms de long, pour 17 kms dans sa plus grande largeur. Le tour complet fait environ 150kms! L’auberge me recommande un circuit de 35 kms, pour découvrir la partie sud. C’est parti! Je remonte la rive sud-est du lac, bordée de campings bondés et de parc d’attractions en tous genres. Je passe rapidement ma route, longe les champs d’oliviers et de vignes. Je zappe l’option visites de vignobles, sans quoi la balade ne va pas durer longtemps! Je goûterai le vin local pour l’apéro dans la soirée, plutôt pas mal. Pause au village de Lazise, visite de la petite cité médiévale, pique-nique dans le jardin du château. J’embarque avec le vélo sur un « vaporetto », un bateau-bus, qui rallie les différents villages du lac. 3/4h d’heure de traversée, profitant de la vue sur ce lac impressionnant: et oui, on ne voit pas toujours les rives opposées! Je débarque à Simione, charmant village, situé sur une péninsule au sud du lac. Forcément le site est touristique, surtout en cette période estivale. La plupart est concentré à l’extrémité de la péninsule, sur Jamaïca beach. L’eau est transparente, la vue superbe, mais la densité de population, un verre à la main, mêlée au son de la techno (j’ai pas compris pourquoi ce nom de plage?) me fait rapidement fuir. Je me balade plus tranquillement dans la jolie cité médiévale et ses jardins, avant de reprendre la route pour Peschiera. Baignade dans le lac en fin d’après-midi, à contre-courant des familles italiennes qui y passent leur journée, avant de dîner dans la vieille ville. A noter que les plages ne sont pas idylliques, et se cantonnent à des criques de galets. Beaucoup se posent sur les remblais, envahis de transats et serviettes. En pleine pandémie, j’hallucine… Perso, la meilleure option est de trouver un coin d’herbe excentré.

Pour explorer la partie nord-est du lac, plus éloignée, option bus. Je pars pour une balade sur le Mont Baldo, qui culmine à 2 200m. Pour cela, il faut prendre un premier bus, jusqu’à Garda, puis changement pour Malcesine, et monter en télécabine jusqu’à 1700m, avant de randonner sur les sommets. Je ne verrai que le Mont Baldo depuis les contrebas: plus de 3h30 pour arriver au pied de la télécabine, au lieu de 1h30 initialement prévu (une circulation de fou), et une queue de plus d’1h pour réserver son ticket pour le prochain départ à 15h, donc le plan tombe à l’eau! Finalement, un mal pour un bien, vu la concentration de touristes. Je pensais prendre les petites télécabines classiques, c’est en réalité un téléphérique énorme, où je me serai retrouvée agglutinée avec plus de 50 personnes pendant 45 minutes de montée: pas du tout « covid friendly »! 😉 Plan B: petite grimpette sur les hauteurs, à travers les champs d’oliviers, pour fuir la foule et me trouver un coin d’herbe tranquille, avec panorama sur le lac, pour pique-niquer et faire une sieste. J’ai finalement gagné au change! Je termine par une balade dans Malcesine, autre charmante cité médiévale, aux airs montagnards, avec ses terrasses ombragées sur les placettes du village, et ses charmantes ruelles. On se retrouve ici dans l’ambiance du Tyrol, trace de l’histoire, puisque la partie nord du lac était encore autrichienne jusqu’en 1919. Retour en bus, qui, heureusement, prendra beaucoup moins de temps qu’à l’aller.

Dernière demi-journée à profiter d’une balade en paddle. Forcément, c’est un super terrain de jeu pour les sports nautiques: du bateau de plaisance, au jet ski, en passant par le wake-board, la planche à voile et le SUP. Y en a pour tous les goûts!

Je n’ai pas exploré la partie nord (Riva) et l’ouest, à flanc de montagnes, plus facilement accessibles en voiture. Conclusion, le lac de Garde, c’est très sympa, mais je recommande hors période estivale.

Venise, la Sérénissime

Poursuite du périple, direction Venise, à moins de 2h de train. Dès la sortie de la gare, je me retrouve dans l’ambiance, au bord du grand canal, artère principale de la ville, face à l’imposante église San Simeon Piccolo. Je monte dans un « vaparetto », pour rejoindre l’auberge de jeunesse Combo Venezia au nord-est, dans le quartier de Cannaregio. L’endroit est magnifique: un ancien monastère du XIIème siècle rénové avec goût. L’atmosphère est paisible, avec sofa sous arcades, tables dans la cour extérieure, petite terrasse en bord de canal. Un bar à disposition, parfait pour se détendre. Ici, pas de dortoir, mais des chambres de 2, dans des appartements partagés, avec 3 chambres, grande cuisine, salon et table à manger. Pour 20€ la nuit, c’est le bon plan, tant pour les backpackers que pour les familles ou bandes d’amis.

Comment organiser sa visite de Venise? Bien sûr, y a les incontournables de la place Saint-Marc, mais le plus grand plaisir de la Sérénissime, c’est de se perdre dans ce labyrinthe géant! Arpenter les ruelles, longer les canaux, se retrouver dans un cul-de-sac, demi-tour pour trouver un pont, prendre le temps d’un café en terrasse à observer la vie locale. Comme pour toutes villes, vous me direz, mais Venise s’y prête particulièrement. Le mode de vie est atypique: les allers-et-venus des gondoles locales pour acheminer toutes sortes de livraisons, les pêcheurs de retour de mer, les anciens à taper la discute avec la traditionnelle discrétion italienne, les gondoliers à attendre le chaland… Peu de touristes en cette période de pandémie, environ 20% du taux de remplissage habituel: difficile pour l’économie locale, mais personnellement, quel bonheur!

Je commence par me perdre dans le Cannaregio, ancien guetto, aujourd’hui tranquille avec ses bars, restos et petits commerces, à l’écart des quartiers touristiques. Plus à l’est, me voilà dans le quartier Castello, où se trouve l’arsenal vénitien, l’hôpital civil et de très beaux monuments comme la basilique Saint Jean et Paul et la Scuola Grande San Marco. Je découvre un librairie unique en son genre, la liberia Acqua Alta, qui expose ses livres dans toutes sortes d’embarcations traditionnelles! A voir en passant dans le quartier. A quelques pas, je me retrouve sur la fameuse place Saint-Marc: impressionnant combiné d’architecture entre le campanile, la basilique, le musée Correr et l’imposant palais des Doges. S’il y a bien une visite à ne pas manquer, c’est ce majestueux palais de style gothique et Renaissance. Je plonge au cœur de l’histoire de la ville, à travers l’ancienne résidence des doges de la République de Venise. La visite se termine par l’immanquable pont des Soupirs. Petit tuyau pour éviter 2h de file d’attente en plein soleil, réserver en ligne un billet coupe-file (pour 2€ de plus, soit 28€), je n’ai attendu que 15 minutes. Poursuite de la balade dans le quartier San Marco, qui concentre de nombreuses églises, musées et boutiques de de luxe: le quartier le plus touristique.

En traversant le grand canal vers le sud, je passe sur le pont de l’Académie, et profite d’un superbe panorama. Arrivée dans le quartier Dorsoduro, plus artistique et bohème. On y trouve, entre autres, le musée Gugenheim. Mon petit coup de coeur ici: le squero de San Trovaso. C’est le plus ancien et célèbre des chantiers de construction des gondoles vénitiennes. On ne peut le visiter, mais on peut l’observer de la rive opposée du canal du même nom.

Pour finir dans le cœur de ville, le plus ancien quartier: San Polo. Sa principale attraction est le marché central, qui date de 1097, et toujours en activité. Pour rentrer vers le Cannaregio, je passe par le pont du Rialto, célèbre pour son architecture particulière, en arcades. Pont historique, le plus ancien de la ville, le seul au XIXème siècle pour passer le grand canal: c’était le centre économique de la Sérénissime pendant des années.

Les îles de la lagune sont également des escapades agréables à la journée. Faciles d’accès avec les nombreux allers-retours des vaporettis, il y a le choix: Burano et ses maisons colorées, Lido et sa plage, Torcello et Murano, sont les principales. Mon choix s’est porté pour une virée sur l’île de Murano, à moins de 20 minutes au nord de Venise. Un grand canal traverse l’île, et invite à la promenade, le long des maisons traditionnelles en pierre. L’ambiance est paisible. La principale attraction de l’île: le verre, mondialement connu. Dès la sortie du vaporetto, on me propose une visite d’ateliers de soufflage de verre. De nombreuses boutiques proposent des créations de toutes sortes, produites sur place. Pour les plus passionnés, il y a même un musée du verre.

J’avoue avoir eu un coup de cœur pour Venise. Difficile de faire le classement du podium des villes italiennes, avec Florence et Rome que j’adore aussi. Je garderai un merveilleux souvenir de cette escapade, privilégiée, sans la cohue habituelle. C’était vraiment le moment parfait pour s’y rendre, pour apprécier la dolce vita!

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